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LA VIE DE SAINTS
Troparul Sf. Paisie de la Neamt
Aparatorule al dreptei credinte si lauda monahilor, Cuvioase Parinte Paisie, din pruncie iubind pe Hristos, ca un alt Avraam ai parasit patria ta, în Muntele Athosului nevoindu-te; si, adunând ceata de ucenici, te-ai asezat în tara Moldovei cea binecuvântata si Manastirea Neamtului
rai pamântesc ai facut-o. Pentru aceasta, împreuna cu îngerii, nu înceta a te ruga lui Dumnezeu pentru sufletele noastre.
On fête St. Païssy de Neamt (Vélichkovsky) le 15 novembre.
Le starets Païssy de Neamt a été un de plus grands ascètes et restaurateurs du monachisme roumain du XVIIIème siècle. On connait sa vie de ce que lui-même a écrit et d’un de ses disciples de Neamt.
Il est né à Poltava en Ukraine – lui-même avoue qu’il est «malorussien» - le 21 décembre 1722 – le jour qu’on fête le grand métropolite Petru Movila de Kiev. C’est pourquoi il a reçu son nom au baptême. Il fut le onzième des douze enfants du prêtre Jean, qui célébrait à la cathédrale Uspenia (La dormition de la Mère de Dieu), et de la presbytère Irina, qui deviendra vers la fin de sa vie la moniale Iuliana au monastère Pocrov de la même ville. Le grand-père et l’arrière-grand-père avaient été toujours prêtres à Poltava et d’autres parentés embrassèrent aussi la vie monastique. Orphelin de père à 4 ans, il fut élevé par sa mère et aussi par son grand frère Jean, prêtre dans la même église que son père. Il fut instruit dans l’école de la paroisse et après il s’est inscrit à la célèbre Académie de Kiev, fondée par le métropolite roumain Petru Movila.
Les cours de l’école étaient partagés en trois cycles ayant 12 ans d’études en tout. Le jeune Pierre suivit seulement la première étape englobant 4 ans de classes inférieures pendant lesquelles on apprit le grec, le slave, le polonais, la grammaire et la syntaxe.
En 1740 il quitta l’école pour entrer au monastère Liubitky, sur Nipre, et après trois mois au monastère Medvedovsky, à la droite de Nipre, qui était à ce moment-là soumis aux polonais. Ici il fut tonsuré rasophore à la fête de la Transfiguration en 1741, en recevant le nom de Platon. À cause des persécutions des catholiques et des uniates polonais, le jeune moine a dû revenir à Kiev, où entra dans la célèbre Laure de Pecerska, recevant l’obédience de confectionner des icônes en cuivre.
En désirant ardemment une vie spirituelle plus profonde, en 1742, il dirigea ses pas vers les provinces roumaines. Il passa 4 années aux monastères de Dalhauti, Traisteni, Poiana Marului et Carnu, situés au tournant des Carpates, au bas de la montagne, dans la région de Ramnicu-Sarat. Là-bas il eut la chance de connaître les moines de Grand Habit Vasile de Poiana Marului, Onufrie de Carnu et d’autres ascètes d’une haute vie monastique, qui ont contribué à sa formation spirituelle.
Après 4 ans il se dirigea vers le Mont Athos à l’espoir que dans «jardin de la Mère de Dieu» son âme trouverait ici une atmosphère d’une très haute vie spirituelle. Malheureusement il fut désillusionné, car le Mont Athos se trouvait à cette époque-là dans un triste état, les monastères étaient soumis aux turcs et obligés de payer des tributs. Beaucoup d’entre eux étaient ruinés, en désordre, avec des moines de nations différentes et qui se haïssaient. Le rasophore Platon ne se découragea pas, mais il s’établi dans un kellion près du monastère Pantocrator. Au début de l’année 1750 le starets Vasile de Poiana Marului arriva à Athos. Celui-ci tonsura Platon comme moine. Ainsi il reçut le petit habit sous le nom de Païssy.
Arrivant sur un haut niveau d’achèvement spirituel, les moines commencèrent à apprécier père Païssy, et ainsi, discrètement, il réunit beaucoup de disciples autour de lui. Bientôt le nombre de disciples est devenu si grand qu’on senti le besoin d’un père spirituel. Dans cette situation, les moines insistèrent auprès de leur conseiller qu’il reçoive le Sacrement de sacerdoce. En 1758, Païssy a été ordonné prêtre (hiéromoine) et père spirituel par un évêque Grégoire. Quand les frères sont devenus très nombreux, le hiéromoine Païssy a demandé la permission de bâtir un skite patronné par Saint Elie, sur le domaine de Monastère Pantocrator. Ici les frères construisirent une église, 15 cellules et d’autres annexes nécessaires. Le starets de la communauté, père Païssius, commença la révision des anciennes traductions slaves des écrits grecs des Saints Pères et des grands ascètes.
Le manque d’espace pour les 64 frères, ainsi comme les animosités entre les moines grecs et slaves ont déterminé père Païssy de quitter la Sainte Montagne en 1763 et de rentrer dans les provinces roumaines, qui étaient pleines de grands monastères, des vieux établissements de nos pieux princes régnants. Au commencement il s’établi au skite Varzaresti, situé entre Focsani et Ramnicu-Sarat. D’ici Païssy et ses disciples se dirigèrent vers Iasi où ils furent chaleureusement accueillis par le métropolite Gavriil Calimachi. Son Excellence leur offrit le monastère Dragomirna avec tous ses domaines, la fondation de métropolite Anastase Crimca. Et ainsi, en 1763 au monastère Dragomirna, qui jusqu’à cette époque-là ne comptait que très peu de moines, on commença une nouvelle vie de travail et de prière. Tout de suite des nouveaux moines roumains, ukrainiens et russes s’orientèrent vers ce foyer de haute vie spirituelle.
Le starets Païssy a élaboré un guide, c’est-à-dire une sorte de règlement en 28 points contenant des règles, qui concernait la vie monastique de cet endroit. Il a aussi introduit le code de règles et canons monastiques utilisé dans le skite de Saint Elie, dont les principales obligations étaientla vie cénobitique, l’obéissance, l’humilité, la pauvreté, le travail, les offices conformes au Typikon, le respect de l’usage religieux, la confession des péchés et d’autres. À la fois, le starets continua la traduction du grec en roumain et slave des écrits ascètes et mystiques ou il corrigea les anciennes traductions (de St. Antoine le Grand, St. Macaire, St. Marc l’Ascète, St. Théodore Studite, St. Filothée le Sinaïte, St. Grégoire de Sinaï, St. Siméon le Nouveau Théologien et d’autres). Lui-même, il a élaboré une composition sur la Prière du cœur en six chapitres. Chaque jour il tenait des discours spirituels devant la communauté, un jour il parlait en roumain et l’autre en slave, puisqu’il y avait beaucoup de moines d’origine slave.
Mais en 1775, la région de Bucovine (la partie du nord de la Moldavie) fut occupée par l’Empire autrichien catholique et tout ce bel ouvrage spirituel et culturel se termina. Le starets avec toute la communauté furent obligés de quitter le monastère Dragomirna. Par la bénédiction du même métropolite Gavriil Calimachi, père Païssy avec 200 de ces 350 moines s’établirent au monastère de Secu, où ils furent appelés par l’higoumène Eftimie. On continua ici pour 4 années le même code de règles et canons monastiques de Dragomirna, c’est-à-direles offices, les discours, la confession des péchés et les traductions des œuvres de grands ascètes d’Orient. On construisit ici des nouvelles cellules pour abriter aussi la communauté de Dragomirna. En 1779, au désir de prince régnant Constantin Moruzi, on confia à père Païssy aussi l’higouménat du monastère de Neamt, le plus ancien et lumineux âtre du monachisme moldave. En confiant au père spirituel Ilarion le soin des moines de Secu, père Païssy avec quelques frères déménagèrent au monastère de Neamt. Ici il introduisit le même code de règles et canons monastiques qu’il avait suivi au Mont Athos et utilisé dans les deux monastères moldaves, c’est-à-dire une vie cénobitique, des offices typikonales, des homélies, le soin des malades et des vieillards, l’accueil des pèlerins, la confession des péchés aux pères spirituels, le travail agricole ou dans des différents ateliers. On édifia des nouvelles cellules, une maison pour les hôtes et un hôpital. Le nombre des moines de Neamt est grandi à sept cents, parmi lesquels on trouvait des hommes de Moldavie, de Transylvanie, des russes, des ukrainiens, des biélorusses, des grecs, des bulgares, des serbes et même des gens qui avant n’étaient pas chrétiens et qui se convertirent à l’Orthodoxie.
On continua même ici la traduction des écrits des Saints Pères et des grands ascètes en roumain et en slavon, on constitua une«école» de traducteurs. En 1793 on fit apparaitre une traduction de la Philocalie en slavo-russe faite par Père Païssy. Ainsi par les efforts du starets Païssy le monastère de Neamt devint le centre théologico-mystique, le plus important de toutes les provinces roumaines.
Pressentant sa fin, Païssy (qui en 1790 fut honoré avec la dignité d’archimandrite) commença à écrire sa vie, mais l’œuvre ne fut pas terminé à cause de sa mort qui survint le 15 novembre 1794. Il fut enseveli dans la grande église du Monastère de Neamt, où même aujourd’hui on voit son tombeau. Les règles que le starets Païssy a introduit dans le skite de Saint Elie, mais surtout dans les trois monastères moldaves, qu’il a guidés ont eu une bonne influence sur d’autres monastères et skites, non seulement de provinces roumaines, mais aussi sur celles de Russie. Ses disciples ukrainiens, russes et biélorusses – dirigés par lui en ce qui concerne la vie spirituelle, se dispersèrent dans plus de cent monastères russes, en apportant partout le même esprit nouveau de vie spirituelle (les monastères de Varlaam, de Solovat dans le nord, d’Alexandre Nevski à Petersburg, d’Optina dans le centre de la Russie, de Simonov et Novospask à Moscou, de Laure Pecerska à Kiev, de Nouveau Athos en Caucase et d’autres). Le mouvement spirituel païssien a influencé aussi les penseurs russes du XIXème siècle.
L’influence païssienne a été normalement très forte aussi dans les monastères moldaves. Les enseignements et les règles de ce grand père spirituel furent introduites premièrement par ses disciples directes commeSophronie, son suivant higoumène du monastère de Neamt, Géronte et Dorothée, des traducteurs de langue grecque, Honorius le soignant des hôpitaux, Platon qui a écrit sa vie, le hiérodiacre Stephan, qui a traduit Les vies des Saints en 12 volumes en slavo-russe, le hiérodiacre Grégoire, le futur métropolite de la Valachie, qui a traduit des dizaines d’œuvres théologiques de grec et d’autres. Dans le même esprit a vécu aussi le grand métropolite de la Moldavie, Veniamin Costachi, même s’il n’a pas été son disciple immédiat.
Tous qui ont étudié la vie et l’ascèse du starets Païssius l’ont considéré un vrai «saint». C’est pourquoi le Saint Synode de l’Eglise Orthodoxe Russe l’a canonisé en 1988. Les prêtres, les moines et les fidèles roumains doivent aussi le vénérer, car il a vécu plus de trois décennies sur le territoire roumain, où il a développé sa riche activité de renouvellement du monachisme orthodoxe de partout.
Par conséquent, dans sa séance de 20 juin 1992, le Saint Synode de l’Eglise Orthodoxe Roumaine a décidé la généralisation du culte de Saint Païssius de Neamt aussi dans notre Eglise.
Prions, alors, en disant «Père Païssy, illuminateur des fidèles et parure des moines prie notre Seigneur miséricordieux pour le salut de nos âmes».