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CATECHISME
Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli ;
il a été crucifié pour nous
Q 123 : Pourquoi le Seigneur Jésus-Christ a-t-il été crucifié ?
R : Le Seigneur s’est volontairement humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Ph 2:8) pour sauver chaque homme de la mort en purifiant la nature humaine par Son Sang divin. Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs (Mt 20:28).
Q 124 : Pourquoi le Fils de l’homme est-il mort sur la croix ?
R : Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque est pendu au bois. (Ga 3:13) L’apôtre Paul cite le livre de l’Ancien Testament pour souligner le fait que le Christ ait volontairement pris sur Lui-même la malédiction destinée à chaque homme. L’innocent a souffert pour les coupables. Il se laisse percer les mains pour guérir les mains de celui qui les a tendues vers le fruit interdit ; Il se laisse percer les pieds pour guérir les pieds de celui qui est allé se cacher dans le buisson (Gn 3:10) ; Il se laisse mettre une couronne d’épines pour corriger la malédiction du sol produisant des épines et des ronces (Gn 3:17) ; Il se laisse percer la côte pour guérir celle qui en était prise et qui a violé le commandement en premier. En Lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. (Ep 1:7) Et encore : Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez hérité de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous… (1 P 1:18-20)
Q 125 : Qu’est-ce que la rédemption ou la rançon ?
R : La rançon est le paiement par lequel les esclaves et les captifs obtenaient la liberté, et par lequel les criminels échappaient au châtiment. Dans l’Ancien Testament, la rançon désignait une somme payée par les Juifs pour les premiers-nés. Par conséquent, ces enfants qui devaient être consacrés au ministère divin dans le Temple étaient exemptés du service au Temple. La rançon est ainsi un paiement pour la libération de ceux qui ne sont pas capables de l’obtenir par leurs propres moyens.
Suite au péché originel, l’homme est devenu prisonnier du diable et portait la punition pour ses péchés. Le Christ étant sans péché et mourant pour nous sur la croix nous libère des conséquences du péché originel, y compris de la mort, et détruit le pouvoir du diable sur l’homme.
Q 126 : Pourquoi Jean Baptiste appelle Jésus-Christ « Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jn 1:29) ?
R : Parce que le Christ a pris sur Lui-même la juste punition pour nos péchés qui nous était destinée. La croix est l’autel sur lequel Jésus-Christ est sacrifié selon Sa nature humaine, comme un Agneau, et sur lequel Il fait le sacrifice selon Sa nature divine comme Archiprêtre. Ce miracle est exprimé dans une des prières liturgiques : « Tu es Celui qui offre et qui est offert, Celui qui reçoit et qui est distribué, ô Christ notre Dieu… »
sous Ponce Pilate
Q 127 : Quand Jésus-Christ a-t-il été crucifié ?
R : Il a été crucifié au moment où la Judée a été gouvernée par le préfet romain Ponce Pilate. Cette circonstance a été rajoutée dans le Symbole pour souligner deux faits importants :
Que Dieu agit dans la vraie histoire humaine. Il s’est incarné, est mort, est ressuscité, est monté au-dessus de tous les cieux et c’est historiquement vrai.
Que la prophétie de Jacob s’est accomplie (Gn 49:10) et le Messie est venu au moment où la Judée n’était plus gouvernée par un juif mais par un étranger.
a souffert et a été enseveli
Q 128 : Comment le Fils de l’homme a-t-Il pu souffrir et mourir s’Il était Dieu ?
R : Le Fils de Dieu a souffert sur la croix en tant qu’Homme. Ses souffrances n’étaient pas illusoires et Sa mort était réelle. Jésus-Christ pouvait échapper à ses souffrances, mais Il n’a pas voulu. Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. (Jn 10:17-18)
Q 129 : Quelle est la différence entre la mort du Christ et la mort d’un homme ?
R : Pour chaque homme, la mort est la conséquence directe et « naturelle » de sa vie dans les péchés, parce que le péché cause la mort. Étant sans péché, Jésus-Christ a goûté la mort qui ne lui était pas naturelle. Sa mort était différente par le poids de nos péchés, car ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Is 53:4-5).
Sa mort était un sacrifice de la réconciliation entre l’homme et Dieu. Le Père a réconcilié par Son Fils tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix (Col 1:20).
Q 130 : Quelles sont les paroles prononcées par le Fils de Dieu sur la croix ?
R : Il y en a 7 :
Sa première parole était pour ceux qui le crucifiaient :Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font (Lc 23:34), pour nous apprendre à prier aussi pour nous ennemis.
Quand les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : « Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix » ; quand les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient : « Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui. » (Mt 27:39-42); Jésus s’écria d’une voix forte : « Éli, Éli, lama sabachthani ? » C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mt 27:46). « C’était prononcé de la part de toute l’humanité abandonnée afin de mettre fin à la malédiction et retourner les yeux du Père vers nous qui avons été rejetés pour le crime d’Adam et qui sommes sauvés en Christ. » (Saint Athanase le Grand)
L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous! » Mais l’autre le reprenait, et disait : « Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. » Et il dit à Jésus : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23:39-43) Cette parole montre la miséricorde inconcevable de Dieu vers ceux qui s’approchent de Lui avec la foi, le repentir et l’amour.
Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voilà ton fils.» Puis il dit au disciple : « Voilà ta mère. » Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. (Jn 19:26-27) La parole montre le soin du Fils envers sa mère. Le Seigneur accomplit ainsi le commandement d’honorer ses parents (Ex 20:12).
Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie : « J’ai soif.» (Jn 19:28) « Jésus-Christ avait soif de l’eau en tant qu’Homme et Il avait soif de l’amour humain en tant que Dieu », dit saint Nicolas de Serbie.
Jésus s’écria d’une voix forte : « Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Et, en disant ces paroles, il expira. (Lc 23:46) La Christ nous apprend à nous confier entièrement à Dieu lors de notre passage de cette vie.
Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est accompli.» Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. (Jn 19:30) La rédemption de toute l’humanité s’est accomplie.
Q 131 : Comment Jésus-Christ a-t-Il été enseveli ?
Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs. Or, il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis. Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche. (Jn 19:38-42)
Q 132 : Où était l’Âme divine du Christ après Sa mort ?
R : Le sacrifice du Christ sur la croix a un impact universel sur tous les hommes qui vécurent avant cette époque, qui vivent à cette époque-là et sur ceux qui vivraient après. Pour sauver les premiers, l’Âme divine du Christ sans être séparée de la Divinité est descendue dans l’enfer selon la prophétie : De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. (Mt 12:40) Le Seigneur a détruit les portails de l’enfer et a libéré tous les justes qui attendaient Son arrivée et les introduisit dans le Paradis avec le brigand. (Cf. 1 P 3:19-20, 1 P 4:6, Ep 4:8-9, Is 45:2-3, Os 13:14, Lc 23:43, Jb 38:17, Ps 24:7) Certains d’entre les justes ont été ressuscités dans leurs corps pour prêcher l’Évangile à Jérusalem (Mt 27:52-53).
Q 133 : Le Fils de Dieu a-t-il souffert pour tous les hommes ?
R : De son côté, le Seigneur Jésus-Christ a souffert pour tout le monde. Il s’est sacrifié pour sauver tous les hommes. Cependant, se servent de Son exploit rédempteur ceux qui participent volontairement à Ses souffrances, en devenant conforme à Lui dans Sa mort (Ph 3:10).
Q 134 : Comment pouvons-nous participer à la mort du Christ ?
R : Nous participons aux souffrances du Fils de Dieu :
par la foi sincère ;
par les saints Sacrements qui cachent et contiennent la force des souffrances et de la mort de Jésus-Christ (cf. Rm 6:3, 1 Co 11:26) ;
par la crucifixion de la chair avec ses passions et ses désirs (Ga 2:24). Saint Paul apôtre dit : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2:20)
Q 135 : Comment pouvons-nous crucifier notre chair avec nos passions et nos désirs ?
R : On peut le faire par l’abstention des passions et désirs en faisant les actes qui leur sont opposés, en imitant le Seigneur et Ses saints. Si la haine essaie de pénétrer dans notre cœur et de nous pousser à offenser notre prochain ou notre ennemi en lui faisant mal, nous nous souvenons de Jésus-Christ qui priait sur la croix de ses ennemis et nous faisons la même chose. Il en va de même pour toutes les passions dont les 8 principales sont : gourmandise, luxure, avarice, colère, chagrin, acédie, orgueil et vanité.
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